



L’usage des huiles essentielles par voie cutanée est un mode d’utilisation courant, mais comment les utiliser ?
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L’usage des huiles essentielles par voie cutanée est un mode d’utilisation courant, notamment parce que la peau est l’organe le plus étendu du corps humain (environ 2 m² de surface) et qu’elle est, de ce fait, très accessible. Toutefois, il est indispensable de garder à l’esprit que les huiles essentielles appliquées sur la peau ne demeurent pas en surface : elles pénètrent les différentes couches cutanées et rejoignent rapidement la circulation sanguine.
Ce phénomène est rendu possible grâce à leur faible poids moléculaire, à leurs propriétés lipophiles et à la présence de composés terpéniques dans les huiles essentielles, qui favorisent la pénétration cutanée. Cette voie d’administration est également privilégiée car elle présente moins de risques, tout en permettant une action locale, semi profonde ou encore systémique.
Les modes d’application en usage externe
Les deux modes d’application les plus répandus sont :
L’onction simple :
Dans ce cas, l’huile essentielle (ou une combinaison d’huiles essentielles au sein d’une synergie) est appliquée pure ou diluée sur une zone précise.
Les zones le plus souvent ciblées sont :
Mais aussi certains points réflexes ou chakras, selon l’action recherchée.
La perfusion aromatique
Elle est privilégiée lorsqu’on souhaite obtenir une action rapide (vitesse de pénétration augmentée), en ciblant le réseau veineux. L’application de l’huile essentielle (ou de la synergie) est alors effectuée sur une zone où les veines sont légèrement saillantes, par exemple
Modalités d’utilisation
Les huiles essentielles étant lipophiles, elles peuvent être utilisées :
Quelle dilution ?
La dilution dépendra de l’action recherchée
À noter que les dosages doux (< 10 %) sont plus sécuritaires tout en restant efficaces.
Quelques huiles végétales pouvant être utilisées en fonction de la cible à atteindre, et susceptibles de faciliter la pénétration des huiles essentielles :
Couche cornée : Avocat, Bourrache, Onagre, Argan, Millepertuis, Germe de blé, Rose musquée, Calendula
Epiderme : Argan, Rose musquée, Bourrache, Onagre, Jojoba, Calophylle inophylle, Amande douce
Derme : Calophylle inophylle, Sésame, Noisette, Noyau d’abricot, Macadamia
Hypoderme, muscle, synovie : Noisette, Sésame, Noyau d’abricot
Circulation générale : Tournesol, Pépins de raisin
Précautions d’emploi
N’oublions pas que les huiles essentielles renferment des molécules aromatiques très puissantes, qu’il convient de manipuler avec prudence, notamment celles riches en :
Certaines huiles essentielles contiennent naturellement des molécules allergisantes telles que le citral, le citronellol, le géraniol, le limonène ou le linalol.
(Sur les 26 substances allergènes étiquetables, 17 peuvent se retrouver naturellement dans les huiles essentielles.)
C’est le cas, par exemple, des huiles essentielles de Bois de Hô, de Géranium, de Lavande ou de Palmarosa.
=> Il est donc indispensable de réaliser un test de tolérance dans le pli du coude dans les heures précédant l’utilisation.
En cas de réaction (rougeur, démangeaison, gonflement), ne pas utiliser l’huile essentielle.
Autres précautions importantes
=> Ne pas s’exposer au soleil dans les 12 heures suivant leur utilisation, au risque de développer une réaction cutanée.
État de santé de la personne
Avant toute utilisation, il est indispensable de s’informer sur l’état de santé de la personne :
=> Dans ces situations, il est préférable de se référer à l’avis d’un spécialiste.
Les informations et conseils délivrés dans cet article sont issus d'une base bibliographique de référence (ouvrages, publications scientifiques, etc.). Ils sont donnés à titre informatif, ou pour proposer des pistes de réflexion : ils ne doivent en aucun cas se substituer à un diagnostic, une consultation ou un suivi médical, et ne peuvent engager la responsabilité de l’auteure ou de TARA. De même, nous n’encourageons pas l’automédication.