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Comment utiliser les huiles essentielles par voie cutanée

L’usage des huiles essentielles par voie cutanée est un mode d’utilisation courant, mais comment les utiliser ?

15/1/26
Comment utiliser les huiles essentielles par voie cutanée

L’usage des huiles essentielles par voie cutanée est un mode d’utilisation courant, notamment parce que la peau est l’organe le plus étendu du corps humain (environ 2 m² de surface) et qu’elle est, de ce fait, très accessible. Toutefois, il est indispensable de garder à l’esprit que les huiles essentielles appliquées sur la peau ne demeurent pas en surface : elles pénètrent les différentes couches cutanées et rejoignent rapidement la circulation sanguine.

Ce phénomène est rendu possible grâce à leur faible poids moléculaire, à leurs propriétés lipophiles et à la présence de composés terpéniques dans les huiles essentielles, qui favorisent la pénétration cutanée. Cette voie d’administration est également privilégiée car elle présente moins de risques, tout en permettant une action locale, semi profonde ou encore systémique.

Les modes d’application en usage externe

Les deux modes d’application les plus répandus sont :

L’onction simple :

Dans ce cas, l’huile essentielle (ou une combinaison d’huiles essentielles au sein d’une synergie) est appliquée pure ou diluée sur une zone précise.

Les zones le plus souvent ciblées sont :

  • Le long de la colonne vertébrale, si l’on souhaite agir sur les troubles nerveux et/ou le système immunitaire
  • Le plexus solaire, pour réguler le système nerveux autonome et/ou cardiaque
  • Le thorax, pour soulager les troubles pulmonaires
  • La nuque et le bas-ventre en cas de douleurs
  • Les tempes et le front en cas de céphalées
  • La zone des surrénales, pour soulager la fatigue

Mais aussi certains points réflexes ou chakras, selon l’action recherchée.

La perfusion aromatique

Elle est privilégiée lorsqu’on souhaite obtenir une action rapide (vitesse de pénétration augmentée), en ciblant le réseau veineux. L’application de l’huile essentielle (ou de la synergie) est alors effectuée sur une zone où les veines sont légèrement saillantes, par exemple

  • L’arrière du genou
  • La face interne des poignets
  • Les carotides
  • Le pli du coude

Modalités d’utilisation

Les huiles essentielles étant lipophiles, elles peuvent être utilisées :

  • Pures, très localement, sur de petites surfaces, de façon ponctuelle et uniquement si elles ne présentent aucune nocivité
  • Diluées dans des huiles végétales, ce qui concerne la majorité des utilisations

Quelle dilution ?

La dilution dépendra de l’action recherchée

  • < 0,5 % : pour parfumer un soin cosmétique
  • Utilisation cosmétique : de 1 à 3 %
       
    • 1 % : usage dermo-cosmétique
    •  
    • 3 % : action réparatrice
  • Utilisation musculaire, tendineuse et articulaire : de 5 à 10 %, selon les cas

À noter que les dosages doux (< 10 %) sont plus sécuritaires tout en restant efficaces.

Huiles végétales et profondeur d’action

Quelques huiles végétales pouvant être utilisées en fonction de la cible à atteindre, et susceptibles de faciliter la pénétration des huiles essentielles :

Couche cornée : Avocat, Bourrache, Onagre, Argan, Millepertuis, Germe de blé, Rose musquée, Calendula

Epiderme : Argan, Rose musquée, Bourrache, Onagre, Jojoba, Calophylle inophylle, Amande douce

Derme : Calophylle inophylle, Sésame, Noisette, Noyau d’abricot,  Macadamia

Hypoderme, muscle, synovie : Noisette, Sésame, Noyau d’abricot

Circulation générale : Tournesol, Pépins de raisin

(source : « traité d’aromathérapie scientifique et médicale » Michel FAUCON)

Précautions d’emploi

N’oublions pas que les huiles essentielles renferment des molécules aromatiques très puissantes, qu’il convient de manipuler avec prudence, notamment celles riches en :

  • Phénols     (ex. : origan, giroflier, thym à thymol…)
        → risque de dermocausticité lorsqu’elles sont utilisées pures, hépatotoxicité à fortes doses
  • Aldéhydes     aromatiques et terpéniques (ex. : cannelle, litsée citronnée, lemongrass…)
        → risque d’irritations et/ou de réactions érythémateuses
  • Lactones     sesquiterpéniques, aldéhyde cinnamique, phénylpropanoïdes et hydroperoxydes
        → risque allergique chez les sujets présentant un terrain prédisposant

Certaines huiles essentielles contiennent naturellement des molécules allergisantes telles que le citral, le citronellol, le géraniol, le limonène ou le linalol.
(Sur les 26 substances allergènes étiquetables, 17 peuvent se retrouver naturellement dans les huiles essentielles.)

C’est le cas, par exemple, des huiles essentielles de Bois de Hô, de Géranium, de Lavande ou de Palmarosa.

=> Il est donc indispensable de réaliser un test de tolérance dans le pli du coude dans les heures précédant l’utilisation.
En cas de réaction (rougeur, démangeaison, gonflement), ne pas utiliser l’huile essentielle.

Autres précautions importantes

  • Risque de photosensibilisation : surtout avec les essences d’agrumes contenant des furo- et pyrocoumarines
        (ex. : bergamote, citron, citron vert, mandarine, orange amère, pamplemousse…)

=> Ne pas s’exposer au soleil dans les 12 heures suivant leur utilisation, au risque de développer une réaction cutanée.

État de santé de la personne

Avant toute utilisation, il est indispensable de s’informer sur l’état de santé de la personne :

  • Souffre-t-elle d’asthme, d’épilepsie ou de pathologies hormono-dépendantes
        (prudence avec les huiles essentielles dites « hormon-like ») ?
  • Suit-elle un traitement anticoagulant ?
  • S’agit-il d’une femme enceinte, allaitante ou d’un enfant de moins de 6 ans ?
        (contre-indication absolue des huiles essentielles contenant des cétones)    

=> Dans ces situations, il est préférable de se référer à l’avis d’un spécialiste.

Les informations et conseils délivrés dans cet article sont issus d'une base bibliographique de référence (ouvrages, publications scientifiques, etc.). Ils sont donnés à titre informatif, ou pour proposer des pistes de réflexion : ils ne doivent en aucun cas se substituer à un diagnostic, une consultation ou un suivi médical, et ne peuvent engager la responsabilité de l’auteure ou de TARA. De même, nous n’encourageons pas l’automédication.

Chacun de nos conseils est complet et individualisé